Bulletin-info Février 2014

« A l’occasion de la fête de la vie consacrée »

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La crèche blanche a une grande profondeur théologique, comme cela arrive souvent dans les manifestations de la religion populaire. La crèche aboutit tout naturellement à la fête de la « chandeleur », c’est-à-dire à la présentation de Jésus par Marie et Joseph au Temple de Jérusalem. A cette occasion, les santons de Noël s’habillent de blanc comme revêtus par une couche de flocons de neige. De façon très similaire il y a une discontinuité dans la continuité entre le baptême et la vie consacrée dans l’Eglise [1]. Tout est semence à Noël, de même que tout est semence au baptême. Il y a un changement d’habits des santons, comme si la neige de la grotte avait pénétré leurs entrailles jusqu’à les transformer de l’intérieur; il en est ainsi dans la vie consacrée [2].

La présentation de Jésus par Marie et Joseph au Temple est précisément un point d’aboutissement de l’Incarnation du Fils de Dieu. Une fois « enfoui » dans notre chair, quelque chose du ciel commence à transformer la terre. Cette offrande de la vie du premier-né selon la loi de Moïse est un événement de consécration lourd de conséquences. L’Amour de Dieu s’est fait chair pour libérer les cœurs afin d’inaugurer la plénitude du ciel sur la terre [3], ou bien, comme le dit la préface de consécration de la messe, pour « hâter la venue du Royaume ».

La vie consacrée est un état de vie tout fondé sur le baptême et dont l’existence est un signe manifeste de ce que le Seigneur nous a accordé par la grâce baptismale. La manifestation la plus évidente, celle qui marque la différence, c’est l’appel concret à suivre le Christ, comme l’Époux, par la profession des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Cependant, prononcer des vœux ne fait pas la sainteté et la sainteté de l’Amour n’est pas plus faible pour les baptisés qui n’en prononcent pas.

Les uns comme les autres sont appelés à une maturité de l’amour et une évangélisation de l’affectivité : le baptême, la confirmation et l’eucharistie regardent vers la consécration du cœur, ainsi que la Parole de Dieu depuis l’Exode ; l’Église est le peuple sacerdotal consacré au Seigneur… Libres pour aimer jusqu’à « tout donner et se donner soi-même » ! Les conseils évangéliques sont, au premier degré, des règles de saine psychologie, c’est-à-dire d’un cœur qui dépasse la peur pour entrer dans l’amour qui bannit toute crainte (1Jn, 4, 14), autrement dit rajeunissement de toute sclérose du cœur des hommes.

Le baptême et la profession des vœux ne sont qu’une « belle » apparence si la transfiguration du cœur n’est pas présente ! Mais si elle se fait, grâce à l’amour jusqu’à la croix du Christ, alors la pauvreté devient joyeuse, la chasteté amour généreux, l’obéissance vraie liberté de soi pour pouvoir être concerné par la guérison des maux de la terre! [4]

La vérification de l’acte du temple de Jérusalem: la consécration de l’enfant et la promesse sur Marie prononcée par Siméon, culmine au pied de la croix. Le « Bien-aimé » s’offre librement pour nous. Marie s’associe à cette consécration, les deux cœurs traversent toutes les nuits et nous offrent le mystère de la jeunesse totale du cœur. Un cœur-pain, un vin nouveau pour enivrer notre terre non des lamentations sur « le célibat imposé » aux uns, ou « la pauvreté imposée » aux autres, mais d’un Amour transfiguré capable de désaltérer la terre.

Les couleurs de ces cœurs sont très diverses: communautés anciennes (avec tant de signes de cœurs jeunes), communautés nouvelles (avec des vieillesses à transformer), baptisés, hommes et femmes qui osent continuer à aimer dans les épreuves. Toutes ces couleurs se rencontrent au pied de la croix. Ainsi l’image de Marie, toute jeune, de la « Pietà » de Michelangelo est le signe de l’amour de l’évangile. « Amour-torrent, amour-rivière, pour, encore aujourd’hui, inonder la terre ; crèche blanche, comme une eucharistie sincère ».

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P. Paco Esplugues

 
[1] Cf. Concile Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 44.[2] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. Vita consacrata, n. 23.
[3] Cf. Concile Vatican II, Décret Perfectae caritatis, n. 1.
[4] Cf. Préface de la messe de la Profession religieuse
 

Retraites dans la ville

Chemin spirituel dans la vie de chaque jour

Qu’est ce que Dieu veut de ma vie ?

Vocation

  • Quoi ? Pistes de prière chaque jour pendant une semaine adaptées aux horaires de chacun, préchées par un membre de la Famille Missionnaire Dialogue de Dieu.
  • Pour qui ? Cette proposition est adressée à tous ceux qui désirent découvrir leur vocation et pouvoir être plus disponibles à l’action de Dieu dans leur vie quotidienne. C’est pour ceux qui ne peuvent pas toujours se permettre d’abandonner plusieurs jours leur vie étudiante, familiale et/ou professionnelle, mais qui cherchent à se tourner vers le Christ pour se remettre entièrement à Lui.
  • Contact : P. Paco Esplugues 04 90 82 17 87 – 06 23 27 62 81

Diocèse d’Avignon

Ordinations 2013

Dimanche 23 juin, Monseigneur Cattenoz ordonnera trois prêtres pour notre diocèse.

En l’Eglise du Sacré-Coeur d’Avignon, seront ordonnés prêtres :

  • Thomas Khuong Van Binh

KHUONG%20ThomasAgé de 31 ans, Thomas Khuong est né au Nord du Viêtnam dans une famille de 10 enfants ; il est le plus jeune de tous. Orphelin de sa mère très jeune, il rejoint toute la famille au sud après avoir obtenu son bac en 1999. En 2001, après la mort de son père, Thomas s’oriente vers le séminaire mais ne peut y entrer. Son évêque lui propose alors en 2003 de venir en France pour ses études ecclésiastiques en se mettant au service d’un diocèse français. Il est alors accueilli dans notre diocèse et commence sa formation sacerdotale au séminaire Saint Jean Marie Vianney d’Ars. Il vit son temps d’insertion pastorale durant ces années sur la Paroisse du Sacré Cœur avec les Père Dominique Vallon et Alain Diedhiou.

  • Daniele Tedesco

RM-TEDESCO%20DanieleNé à Rome le 26 septembre 1979, deuxième de trois enfants, Daniele Tedesco a suivi des études scientifiques. Après avoir obtenu une licence en technologies informatiques, il travaille pendant un an dans une société de recherche dans le secteur des télécommunications.

Ses parents l’ont élevé dans la foi en lui donnant une formation catholique qui lui a permis, après quelques années de catéchisme, de recevoir les sacrements de la communion et de la confirmation. Il poursuit son itinéraire d’approfondissement de la foi au sein du Chemin Néocatéchuménal, en faisant expérience de la vie communautaire, en participant assidûment aux célébrations Eucharistiques et à la liturgie de la Parole, et cela jusqu’à aujourd’hui. C’est dans ce contexte qu’en 2004 il reçoit un appel de la part du Seigneur, à la suite duquel, après quelque temps de discernement, il est envoyé par les responsables du Chemin Néocatéchuménal au Séminaire Diocésain Missionnaire Redemptoris Mater d’Avignon.

Apres quelque mois consacré à l’apprentissage de la langue française, il est invité à faire une expérience d’évangélisation (2005-2006), dans les pays du Burkina Faso et de la République Centrafricaine. Rentré d’Afrique en 2007 il commence des études de philosophie et de théologie au Studium de Notre-Dame de Vie à Venasque. En 2012, il termine sa formation intellectuelle.

  • Emmanuel Boureima Kinda

KINDA%20EmmanuelAgé de 34 ans, Emmanuel Kinda est né au Burkina Fasso. Il fréquente l’école franco-arabe à la mosquée de Koudougou puis le lycée Provincial.

En 1994, il se convertit au christianisme et entre dans la communauté des Foyers de Charité du Burkina Fasso. Pendant 10 ans il poursuit sa formation en vue du sacerdoce et obtiendra son baccalauréat en théologie. Il est envoyé ensuite en mission au Gabon et au Togo avant son arrivée en France en 2009.

Source: http://diocese-avignon.fr

Dimanche 21 avril 2013 consacré aux vocations

« Aujourd’hui encore…

Il nous appelle à Le suivre ! »

Télécharger ici le bulletin 21 avril

         Avec le nouveau Pape François, notre attention reste attirée par tant de gepacostes qui manifestent un souffle de l’Esprit qui parcourt toute la terre. En ce dimanche des vocations je voudrais en même temps vous inviter à lire un message du Pape émérite Benoît XVI. Ce sont des mots de la fin de son magistère. Elles résonnent aujourd’hui pleines d’espérance. Sa vie “épuisée“ au service du Seigneur nous attire à dire nous aussi un « OUI » total à l’appel concret que le Seigneur nous fait. Ecoutons-le :

« Comme il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de nous adresser sa parole; il nous appelle à réaliser notre vie avec Lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif d’espérance. Aujourd’hui encore, Vivant dans la communauté des disciples qui est l’Eglise, il appelle à le suive. Et cet appel peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore Jésus répète: «Viens! Suis-moi!» (Mc 10,21).

Pour accueillir cette invitation, il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par rapport à tout ce qui fait partie de notre vie: la famille, le travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans l’Esprit Saint et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette communion de vie avec Jésus est le «lieu» privilégié où l’on fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie libre et remplie! Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté. Il est donc nécessaire de grandir dans l’expérience de la foi, comprise comme relation profonde avec Jésus, comme écoute intérieure de sa voix, qui résonne en nous.

Ce chemin, qui rend capable d’accueillir l’appel de Dieu, peut advenir à l’intérieur de communautés chrétiennes qui vivent un intense climat de foi, un témoignage généreux d’adhésion à l’Evangile, une passion missionnaire qui conduit au don total de soi pour le Royaume de Dieu, alimenté par la fréquentation des Sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et par une fervente vie de prière. Cette dernière «doit, d’une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D’autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l’Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste» (Enc. Spe salvi, n. 34).

La prière constante et profonde fait croître la foi de la communauté chrétienne, dans la certitude toujours renouvelée que Dieu n’abandonne jamais son peuple et qu’il le soutient en suscitant des vocations spéciales, au sacerdoce et à la vie consacrée, pour qu’elles soient signes d’espérance pour le monde. Les prêtres et les religieux, en effet, sont appelés à se donner d’une manière inconditionnée au peuple de Dieu, dans un service d’amour de l’Evangile et de l’Eglise, un service de cette ferme espérance que seule l’ouverture à l’horizon de Dieu peut donner. Ainsi, avec le témoignage de leur foi et avec leur ferveur apostolique, ils peuvent transmettre, particulièrement aux nouvelles générations, le vif désir de répondre généreusement et promptement au Christ qui appelle à le suivre de plus près.

Quand un disciple de Jésus accueille l’appel divin pour se dédier au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, se manifeste un des fruits les plus mûrs de la communauté chrétienne, qui aide à regarder avec une particulière confiance et espérance vers l’avenir de l’Eglise et vers sa mission d’évangélisation. Cela nécessite toujours en effet de nouveaux ouvriers pour la prédication de l’Evangile, pour la célébration de l’Eucharistie, pour le Sacrement de la Réconciliation. Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme «compagnons de voyage» pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6); pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères! Des prêtres qui montrent la fécondité d’un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19)! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l’attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus.

Chers jeunes, n’ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l’engagement généreux! Ainsi vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d’un amour infini et éternel, vous apprendrez à «rendre raison de l’espérance qui est en vous» (1 P 3, 15)! »

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 S.S. Benoît XVI, Pape émérite

Février 2013

a propos de films…

 

Avant première dans 50 salles espagnoles.

Un film consacré à un prêtre, Pablo Domínguez, 

que nous avons eu la joie de connaître. 

Il est décédé à 43 ans au sommet de Moncayo en février 2009 (photo) .

 Sa vie est un véritable témoignage d’amour et d’espérance.

 

Site du film : http://www.laultimacima.com

Réalisation: Infinito +1

Tailers, Photos, Affiche

 

 

        http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11048903&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=0&color=&fullscreen=1

 

 

LA ULTIMA CIMA

6 juin 2010

Le dernier sommet