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Lancement du Parvis d’Avignon

En plein cœur de la Cité des Papes, le Parvis d’Avignon, à la fois lieu de réflexions et de rencontres entre le monde de l’art, de la culture, du travail et de la vie sociale, a pour vocation de s’interroger sur l’Homme et sa place dans la mondialisation.

Créé à l’initiative de l’association “Foi & Culture”, le Parvis mêle expérience artistique et réflexion philosophique. Il s’inscrit dans la vie culturelle avignonnaise avec l’organisation de spectacles, de conférences, d’expositions, de concerts et de séminaires d’entreprises, dont la programmation se déroulera tout au long de l’année.

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Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire en cliquant ici : http://urlz.fr/QIE

Plus qu’un livre…

Michou

Je ne vois pas les objets,
Je vois des formes et des couleurs qui se composent et que je cadre dans mon objectif à la prise de vue.
Je pars de la matière, du réel pour découvrir une image cachée.
Les photos suffisent alors , pour moi, à dévoiler une autre réalité. C’est “ma peinture”.
Ma démarche révèle un invisible qui ne cesse de m’étonner.
Je me retrouve bien dans le texte suivant écrit sur mon travail par l’un de mes amis lors d’une exposition.
                                                                 
Michèle Henry-Baudot
 
 * * *
 
     “Promenez vous sur le sable, promenez-vous quelque part, en ville, à la champagne, dans un musée, une usine, regardez.
      Vous verrez ce que vous savez, vous ne verrez pas ce que vous regardez. Détachez- vous du savoir des choses.
        Regardez-les comme des merveilles, ces choses.
       A nouveau neuves, vierges de tout regard, de tout savoir,de toute compréhension. A nouveau à lire, à écouter.
    Les photos de Michèle Henry-Baudot sont des promenades émerveillées. Elles offrent au spectateur cette part de liberté qui nous détache du sujet pour que nous puissions produire le rêve.
       Le choix des sujets va du grain de sable à la machine à outils.
    Large regard au même climat, comme un apprivoisement malicieux de  ce monde souvent  hermétique  ou tout est multiplication, compléxité et savoir.
    La photo de Michèle Henry-Baudot nous tient en dehors, sur le versant des merveilles qui existent par la composition  du regard.
     Ces photos contiennent la part de nous-mêmes qui les prolongent, en cela, on peut les comparer à une peinture dont la manière passerait par une technique si sophistiquée qu’on l’appelerait “photographie”.
 
Pierre Desvaux . Peintre
 

* * *

Ce beau livre, fruit de l’amour et du travail de longues années, vaut la peine d’être lu et relu, contemplé et prié… regardé en définitive avec les yeux du coeur.

Merci Michou pour ton regard pénétrant qui dévoile la beauté cachée dans le réel quotidien de nos jours, parfois obscurs et anodins.

Isabel Velasco Zamarreno

* * *

Contact :
Michèle Henry-Baudot
Combes La Source, F-30350 Mauressargues
Téléphone: +30.4.66.83.75.72
michou.hb@gmail.com 
 

Saint Agricol au Festival

Chers amis,

Hier soir a commencé la « Présence chrétienne au Festival » à l’Eglise St Agricol. Comme l’année dernière cette présence sera marquée par deux temps forts chaque jour:

 Parcours artistique de l’Eglise

à 18h

et

Musique sous les voûtes

à 21h

Comme l’année dernière ces concerts de musique sacrée sont joués par des musiciens profesionels qui ont voulu donner de leur temps et de leur talent pour transmettre la foi à travers la beauté. Ils sont en entrée libre. Vous êtes tous les bienvenus!

Voici le programme:

Flyer Sous les voutes recto

12/07 : Barocco tango (de Vivaldi à Piazzolla)

Anne-Cécile Brielles, Anne-Sophie Chamayou, Robin Magny, Valentin Seignez-Bacquet, violons ; Nicolas Cerveau, Lise Péchenart, Adélie Seignez-Bacquet, violoncelles ; Chris Hayward, flûte traversière ; Nathalie Cornevin, harpe ; Philippe Seignez, clavier ; Frédérique Bacquet, accordéon

13/07 : Musique de chambre avec harpe

Duo Bergamasque (violon et harpe), AC Brielles (violon), Lise Péchenart et Nicolas Cerveau (violoncelles)

14/07 : Concert au large autour de l’œuvre de Jean Cras

Trio à cordes et harpe : AC Brielles, violon ; Pascal Mélet, alto ; Pierre Denizet, violoncelle ; Nathalie Cornevin, harpe

15/07 : De l’impressionnisme au cubisme en France autour de transcriptions pour flûte et orgue

Michel Barruol, flûte; Luc Antonini, orgue

16/07 : Les plaisirs champêtres (musique baroque française : Corette, Boismortier…)

Jean-Marie Puli, vielle à roue et clavecin ; Corinne Sagnol, traverso ; Anne-Cécile Brielles, violon ; Florence Marie-Béthune, violoncelle

17/07 : Musique de chambre romantique (Bruch, Saint-Saëns, Debussy…)

Clélia Bobichon, clarinette ; Anne-Cécile Brielles, violon, Lise Péchenart et Nicolas Cerveau, violoncelles ; Nathalie Cornevin, harpe

18/07 : Petites méditations très actuelles avec Hildegard von Bingen : ses chants, ses enluminures, ses écrits

Anne Bertin-Hugault, mezzo-soprano; Marie-Cécile Du Manoir, mise en scène

19/07 : Les Buis sonnants, consort de flûtes et clavecin (musique Renaissance et baroque)

Béatrice Bourdin, Célia Charbonnier Vakanas, Marion Déneux, Bruno Reinhard, flûtes à bec ; Margaret Lakey Reinhard, clavecin

20/07 :

  • Concert de cordes vocales, frottées, pincées

Anne Bertin-Hugault, mezzo-soprano ; Matthieu Lemennicier, guitare ; Amaryllis Billet, violon ; Lise Péchenart, violoncelle ; Nathalie Cornevin, harpe

  • Petites méditations très actuelles avec Hildegard von Bingen : ses chants, ses enluminures, ses écrits

Anne Bertin-Hugault, mezzo-soprano; Marie-Cécile Du Manoir, mise en scène

Visite-guidée de l’Eglise Saint Agricol

Parcours artistique

« La Beauté, chemin vers l’Invisible »

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Quoi ?

Les artistes de l’art gothique cherchaient à introduire le visiteur dans une expérience de lumière. Les jeux de lumière du bâtiment et des vitreaux, les peintures et les sculptures constituaient les étapes d’un chemin intérieur vers la lumière de l’âme. Or, le regard actuel perçoit les merveilles mais il reste souvent empêché pour entrer dans l’illumination à laquelle ces artistes voulaient nous introduire.

C’est ainsi qu’une équipe formée par des historiens et des amateurs d’art, membres de la communauté paroissiale St. Agricol-St. Louis, ont travaillé depuis juillet 2008, pour mettre en place une visite-guidée de l’église Saint Agricol, offrant des clés au visiteur actuel pour entrer dans les mystères répresentés par les nombreuses oeuvres d’art que cette Eglise contient, le permettant ainsi de se laisser pénétrer par leur lumière, et en lien éclairé avec les auteurs qui ont réalisé telles œuvres.

Technique et esprit, écoles et personnalités au service d’un itinéraire qui ne laisse personne indifférent. Les découvertes et les trésors ne font que grandir pour nous apprivoiser du « chemin biblique-visuel » de cette église du Centre-ville d’Avignon.

Pour qui?

  • Pour tous. On a l’expérience de voir passer des gens de tous les âges et de les voir s’emerveiller devant la beauté de cette église.
  • Il y a un parcours adapté aux tout-petits

Quand?

  • Pendant le Festival d’Avignon dans le mois de juillet la visite a lieu tous les jours à 18h.
  • Durant l’année, plusieurs visites sont aussi organisées (tel. P. Paco: 06.23.27.62.81 – Véronique Mathieu: 06.11.31.05.14)

Comment?

  • Le parcours est gratuit.
  • Les personnes qui assurent la permanence de l’Eglise offrent aux personnes intéressées des réponses à leurs questions.
  • Il existe aussi un support permettant de suivre par iPhone les éléments essentiels du parcours.

Contact

Patrimoine Saint Agricol-Saint Louis: pacoeff@hotmail.com – 04.90.82.17.87

Dimanche 24 février 2013

« La transfiguration et la vie. La « beauté » qui sauve »

Bulletin-info n.146

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 La transfiguration et la vie. La «Beauté» qui sauve.

« Le devoir missionnaire n’est pas de révolutionner le monde, mais de le transfigurer, puisant la force de Jésus-Christ qui ‘nous convoque à la table de sa parole et de l’eucharistie, pour apprécier le don de sa présence, nous former à son école et vivre toujours plus consciemment en union avec lui, Maître et Seigneur’ », a dit le pape lors de la Journée Missionnaire Mondiale de 2010.

Dans la spiritualité orientale, le Christ est qualifié de «Très Beau en beauté plus que tous les mortels ». Macaire le Grand commente ainsi la beauté transfigurante et libératrice du Ressuscité : «L’âme qui a été pleinement illuminée par la beauté indicible de la gloire lumineuse du visage du Christ, est remplie du Saint Esprit,… n’est qu’œil, que lumière, que visage. »

La profondeur de cette perspective nous ramène à un des aspects les plus significatifs de ce temps de Carême, celui de pénétrer dans le nouveau regard que la transfiguration de Jésus a signifié pour les trois amis qu’il a invités à monter avec Lui sur la montagne. Ce regard est le regard contemplatif qu’ils ont reçu par grâce. Le temps de Carême est un temps spécial pour éduquer le regard.

Ce regard contemplatif a donc besoin de  s’éduquer. Et il s’éduque sans doute en prenant le temps à travers l’œuvre artistique que l’éducation de l’émotion prépare le cœur pour la contemplation.  Art et transfiguration sont dans le magistère des derniers papes Jean Paul II et Benoît XVI, les deux pôles d’un binôme très fécond. Retenons quelques aspects.

Toute forme authentique d’art est, à sa manière, une voie d’accès à la réalité la plus profonde de l’homme et du monde. Comme telle, elle constitue une approche très valable de l’horizon de la foi, dans laquelle l’existence humaine trouve sa pleine interprétation. Voilà pourquoi la plénitude évangélique de la vérité ne pouvait ne pas susciter dès le commencement l’intérêt des artistes, sensibles par nature à toutes les manifestations de la beauté intime de la réalité.

Qu’est-ce qui peut redonner l’enthousiasme et la confiance, qu’est-ce qui peut encourager l’âme humaine à retrouver le chemin, à lever le regard vers l’horizon, à rêver d’une vie digne de sa vocation sinon la beauté? Chers artistes, vous savez bien que l’expérience du beau, du beau authentique, pas éphémère ni superficiel, n’est pas quelque chose d’accessoire ou de secondaire dans la recherche du sens et du bonheur, car cette expérience n’éloigne pas de la réalité, mais, au contraire, elle mène à une confrontation étroite avec le vécu quotidien, pour le libérer de l’obscurité et le transfigurer, pour le rendre lumineux, beau.

Pour cela il faut impérieusement dépasser le rapport purement technique à la réalité. Jean Paul II exposait un paradoxe : ‘l’image photographique malgré sa fidélité technique, a un moindre contact avec la personne représentée. Il le dit en comparaison  à la transfiguration typique de l’œuvre d’art. Dans le regard technique, on en reste à la surface des choses, à la matière. De l’autre, on atteint l’âme.  L’œuvre d’art est donc pour lui une transfiguration. Et il se demande : « Où est le progrès si le prix à payer est une perte d’âme ? Jésus avait déjà dit cela : « Quel profit aurait l’homme à gagner l’univers, s’il vient à ruiner son âme ? » ‘Mt 16,26). L’analyse de Jean Paul II est très pertinente, si l’on considère qu’il veut poser un discernement sur la vaste majorité des images déferlant en continu sur le monde. IL veut montrer comment le propre de l’artiste est de traduire l’âme. Et ces réflexions sont aussi pour nous une halte dans le chemin du Carême.

Il place la représentation artistique dans le registre de la transfiguration. La clé de la transfiguration est la pénétration d’un regard contemplatif sur la réalité. Ce regard contemplatif est représenté par la béatitude « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ». Que ce dimanche au cœur du Carême nous ramène à un accroissement contemplatif et par l’art à une transfiguration et par la contemplation renouvelée de la beauté de la Croix.                                                

Semaine Sainte en Avignon

P. Paco Esplugues