A propos des livres…

« Enfin libre ! Sur les pas de Thérèse d’Avila »

Ed. Parole et Silence, mars 2015
Coll. Sorgues du Studium de Notre-Dame de Vie
 Dir: Etienne Michelin
Sans titre
Thérèse d’Avila (1515-1582) est située à la charnière de deux époques. Dans une Espagne soumise par les Maures puis libérée, tournée vers la conquête du nouveau Monde, dans une Eglise d’Occident déchirée par la Réforme, elle parcourt le chemin de la vie intérieure vers la « liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,21). Son oeuvre (fondations et écrits) transmet une expérience et une pensée organisée, qui traverse les siècles.
Contemplative incomparable, inlassablement active, elle est déclarée Docteur de l’Eglise en 1970 pour sa science de la prière silencieuse. 500 ans après sa naissance, en un temps aussi chaotique que le sien, son message est étonnamment actuel. Ce livre offre une triple opportunité. Il permet de découvrir le contexte de l’expérience thérésienne. Il invite à emprunter l’itinéraire vers la pleine liberté. Il fait percevoir enfin la force et la grandeur de l’Amour, qui veut des oeuvres, encore des oeuvres. Le chemin de la liberté véritable vers un grand amour est toujours ouvert. Sur ce chemin, nous sommes accompagnés.
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Site de la collection Sorgues : Sorgues_SNDV

Suggestion de lieu d’achat – Librairie Clément VI d’Avignon : 04.90.82.54.11. On-line sur le site de la Procure

Retraite de Pâques 2015 – Paroisse Saint Agricol

« Il m’a aimé et s’est livré pour moi » Ga 2, 20

Une retraite dans la vie ouverte à tous

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Jeudi Saint 2 avril

  • 15h00 : Enseignement I suivi d’adoration
  • 19h00 : Célébration de la Cène du Seigneur
  • 20h00 : Dîner tiré du sac au parvis de Saint Agricol
  • 21h00 : Enseignement II. Veillée de prière avec Jésus à Gethsémani
  • Adoration toute la nuit

Vendredi Saint 3 avril

  • 8h00 : Laudes et Enseignement III
  • 11h00 : Enseignement IV
  • 15h00 : Enseignement V : « Prière avec Marie au pied de la Croix »
  • 18h00 : Liturgie de la Passion
  • 21h00 : Chemin de Croix dans les rues d’Avignon

Samedi Saint 4 avril

  • 8h00 : Laudes et Enseignement VI
  • 11h00 : Enseignement VII
  • 15h00 : Enseignement VIII  : « En attente avec Marie »
  • 21h00 : Veillée Pascale à l’Eglise Saint Pierre présidée par le P. Paco.
  • Célébration festive-fraternelle de la Résurrection

Dimanche de Pâques 5 avril

  • 9h30 : Eucharistie de la Résurrection à l’Eglise de la Barthélasse.
  • 10h30 : Eucharistie solennelle du Matin de la Résurrection à l’Eglise Saint Agricol, suivie du vin de l’amitié
  • 17h30 : Adoration à la chapelle Saint Louis
  • 18h30 : Messe de Pâques à la chapelle Saint Louis à la lumière d’Emmaüs
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Enseignements  : P. Paco, P. Cesareo, Daniela Weddle et Isabel Velasco-Zamarreno

Contact : 06.23.27.62.81 / connaitrelechrist@yahoo.fr

Edito Saint Agricol – Janvier 2015

« Le baptême : Epiphanie de la paix et de l’unité »

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Après avoir invité la Curie romaine à se convertir des dérives non évangéliques du pouvoir et des arrangements de caste lors de son discours de fin d’année, le pape François dénonce avec une belle énergie tout esclavage social. Il montre dans son premier discours de l’année 2015, comment les esclavages modernes sont un scandale qu’il faut et dénoncer de toute nos forces et bannir totalement. Cela concerne tant les plaies de l’église (ce qu’il dit de la Curie peut s’appliquer aussi à chacun de nous) que les modèles de société que nous construisons dans lesquels les esclavages modernes font partie de l’ensemble. Pour tout cela la solution ne peut pas se baser seulement sur le « volontarisme » des politiques ni sur des conversions épidermiques, mais en plongeant dans la grâce du baptême. La cohérence de vie et le sens fraternel ne peuvent pas se fonder sur nos seules forces. « Nous ne devons pas nous demander à nous-mêmes ce que nous ne pouvons pas nous donner » (Saint Augustin Homélies sur la 1 lettre de Jean)

C’est pour cela que dans le premier discours de l’année le pape François a demandé aux présents (de même qu’il l’avait fait l’année dernière) s’ils se rappelaient de la date de leur baptême et s’ils le célébraient. En fait, s’en rappeler et le célébrer est l’occasion d’approfondir le sens de notre baptême. Car c’est effectivement en plongeant dans le don que nous avons reçu de ce sacrement et qui nous est donné chaque jour, que les énergies dont nous avons besoin pour vivre l’évangile avec joie, peuvent nous rejoindre et déborder en nous et dans le monde.

Dans quelques jours nous célébrons le Baptême de Jésus comme conclusion du temps de Noël. Jésus baptisé au Jourdain inaugure le sens profond de notre baptême : Être habités en permanence par l’Esprit. Cette immersion dans l’Esprit produit tous ses fruits au fur et à mesure que nous prenons conscience et que nous reconnaissons sa présence en nous et que nous suivons les traces du Christ. L’Esprit du Christ active en nous et le vouloir et le pouvoir. Lui-même porte à bonne fin en nous ce qu’Il a commencé (Phil 1,). C’est tellement vrai! Il est la force de l’accomplissement soutenu. Dans le pèlerinage de nos vies au fur et à mesure que nous marchons, nous percevons que nos cœurs s’unifient et que la paix, dont le Seigneur dit que personne ne nous pourra nous l’enlever, nous habite.

Le moteur de notre vie paroissiale trouve sa source dans notre baptême vécu et déployé. Cela nous réjouit. Combien d’entre vous, vous en avez fait l’expérience dans les différents secteurs que vous animez. Nous constatons alors que nous pouvons commencer réellement à toucher quelque chose de ce que Paul dit en Galates 3,27-29 : « Il n’y a ni juif ni grec ni esclave ni libre ni homme ni femme ». Nous devenons chacun, de plus en plus lui-même lorsque nous osons répondre personnellement au Christ dans l’Esprit. Ces conséquences du baptême que Paul signale comme la marque des communautés de Galatie, nous commençons à le voir chez nous, fruit de différentes « activations » de notre baptême dans la vie paroissiale.

Nous célébrons également dans ce mois de janvier la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Comme c’est beau de voir des germes de communion fleurir par « l’activation » du baptême. Ce n’est pas par le fait de gommer les différences mais en les mettant au service du Corps Entier que l’Unité se réalise. C’est en accueillant pleinement la grâce du baptême « activé » au service du Corps que chacun se déploie et devient de plus en plus lui-même.
Bel itinéraire d’une route jamais finie, mais quelle joie de faire expérience que les plaies de l’humanité et de l’Eglise dont François se fait écho en ce changement d’année trouvent dans le baptême vécu une remarquable puissance de transformation. « Plus forte que la bombe atomique » disait Martin Luther King.

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P. Paco Esplugues, curé

Source: http://www.saintagricol.paroisse84.fr

Joyeux Noël !

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués ! »

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Montée sur l’âne, derrière Joseph, Marie marchait vers l’inconnu. Leurs cœurs chantaient sur le chemin vers Bethléem… c’était un chant nouveau… Un chant à trois voix ! A leur rythme, les entrailles de la terre frémissaient aussi ! Mais sur ce chemin plein de poussière, seulement quelques oiseaux brisaient le fatal décret de l’empereur et la douleur de l’émigration forcée, qui accompagnait tant de confrères, restait dans la surface comme le plus réel des réels. Leurs regards à eux, laissaient entrevoir le poids du « Non ». Le Messie n’était pas encore venu.

Pourtant la poésie de Joseph et celle d’Isaïe résonnaient ensemble. Marie sans rien dire en avait illuminé le sens :

« Le loup habitera avec l’agneau, la panthère se couchera avec le chevreau. Le veau, le lionceau et la bête grasse iront ensemble, conduits par un petit garçon. La vache et l’ourse paîtront, ensemble se coucheront leurs petits. Le lion comme le boeuf mangera de la paille » (Is 11, 6-7 ).

Le Messie venait par elle et en elle. Dans le regard de Marie le ciel touchait la terre. Celui qu’ils portaient les portait. L’essentiel se passait dans les cœurs. Il était invisible aux yeux. Ces yeux, cet échange de regards transformait le présent. Marie était vraiment habitée et lui se retrouvait habité de la même merveille. Dieu avait pris leur chair. Désormais leur chair était chair de Dieu. Le Verbe de Dieu se fît famille. Et dans leurs cœurs librement habités par Dieu, commençait à se verser « l’amour rivière, l’amour torrent, pour aimer la terre, pour l’aimer tout entière ! ».

Au cœur de « la première communion de la Vierge », comme résonnait de ses belles notes le piano de Messiaen, il y avait une même symphonie. Celle des battements des cœurs de Jésus et de Marie. Au centre de ce rythme continu, « non clignotant et sans dissonances », il y avait les notes que Joseph entendait des lèvres de Marie : « Mon âme exalte le Seigneur… ». Tout en marchant en silence avec elle, il en comprenait davantage le sens. Le cœur de Marie était consacré totalement au Seigneur. Elle qui avait offert son corps et son cœur en disant « Fiat » à l’ange, se sentait de plus en plus concernée par la passion du cœur de son fils. Les deux cœurs s’offraient ensemble pour toute la terre.

Joseph découvrait par elle le sens de la Croix. L’amour passionné de Dieu qui, en embrassant les hommes au prix le plus grand, faisait des blessures du monde le lieu du vin nouveau. Il apprivoisait son cœur, avant d’arriver à Bethléem, dans l’Amour. Ces souffrances et celles de Marie devenaient transfigurées. Ainsi les mépris de Bethléem la nuit de la crèche, lui sembleront plus tard, pleine communion à la soif de son Fils d’embrasser la terre dans le silence. C’est dans son cœur, que le lion violent se transformait en agneau. Le Paradis avait commencé.

Nous sommes invités à accompagner Marie dans son chemin vers la grotte des villes d’aujourd’hui. Elle vient derrière nous sur l’âne. Échanger le regard avec le regard immaculé de Marie, toucher l’enfant en elle… se laisser toucher par sa passion d’amour. Ne pas dérober le regard quand elle nous invitera, face à face, à se laisser regarder par elle. A chaque messe dans la communion se réalise, cette merveille. Joseph encore aujourd’hui nous rappelle ses réflexions sur le chemin vers Bethléem. Elles deviennent plus actuelles que jamais. Encore aujourd’hui il y a des « ciels vides » dans les yeux… L’échange de regards avec Marie encore aujourd’hui transforme l’eau en vin. Allons aux Noces de l’Agneau ! Dans la maison du Pain les hommes toucheront encore en nous le Royaume.

Joyeux Noël à tous !
Famille Missionnaire Dialogue de Dieu