Dimanche 4 novembre 2012

« EDITH STEIN : Carmélite mystique et philosophe après sa conversion de l’athéisme, victime du génocide »

Bulletin-info n.130 

edithstein

Ce dimanche nous mettons en valeur le témoignage de Edith Stein que nous renvoi au mystère de la relation entre l’amour de Dieu et celui du prochain. Centre de la liturgie d’aujourd’hui. En elle on découvre que la science et le martyre se rejoignent  pour nous offrir les grandes clés de notre vie.

La conversion d’Edith Stein est précédée d’une longue recherche intellectuelle et spirituelle qui s’étend des années 1916 à 1921. La première étape de sa conversion a été une expérience marquante lors de la visite d’une cathédrale à Francfort-sur-le-Main où elle rencontre une femme venant du marché qui entre, fait une courte prière, comme une visite, puis s’en va. Stein explique : « C’était pour moi quelque chose de tout à fait nouveau. Dans les synagogues et les temples que je connaissais, quand on s’y rendait c’était pour l’office. Ici, au beau milieu des affaires du quotidien, quelqu’un pénétrait dans une église comme pour un échange confidentiel. Cela, je n’ai jamais pu l’oublier. » Elle est aussi profondément marquée par la mort de son ami Reinach, mais c’est l’attitude de sa femme, qui est, selon l’affirmation d’Edith Stein, l’élément le plus marquant. Pauline Reinach croit dans la vie éternelle, et trouve une consolation et un courage renforcé dans sa foi en Jésus. À travers cette expérience, elle découvre l’existence d’un amour surnaturel. Elle affirme plus tard que « la cause décisive de sa conversion au christianisme fut la manière dont [son] amie accomplit par la force du mystère de la Croix le sacrifice qui lui était imposé par la mort de son mari. »

Edith Stein : « Il m’a semblé que plus une personne est attirée par Dieu, plus elle doit sortir d’elle-même pour aller vers le monde en y portant l’amour divin. »

La thèse d’Édith Stein analyse l’empathie comme le don d’intuition et de rigueur qui permet de saisir ce que vit l’autre en lui-même. L’empathie peut permettre à la personne humaine, considérée comme un univers en soi, de s’enrichir et d’apprendre à se connaître au contact des autres. Ainsi, même si nous ne les vivons pas personnellement par expérience, nous pouvons, par l’empathie, découvrir des choses sur nous-mêmes.

 Édith Stein affirme que « par l’empathie, je peux vivre des valeurs et découvrir des strates correspondantes de ma personne, qui n’ont pas encore eu l’occasion d’être dévoilées par ce que j’ai vécu de manière originaire…» De cette analyse, Édith Stein affirme que « seul celui qui vit lui-même comme personne, comme unité de sens, peut comprendre d’autres personnes ». C’est l’ouverture aux autres qui permet ainsi de mieux connaître la réalité. Celle-ci ne peut donc pas se fonder uniquement sur le moi pour atteindre la connaissance mais a besoin d’accepter les choses extérieures comme elles sont, ouvrant ainsi la porte à une plus grande connaissance des choses : sinon « nous nous emmurons dans la prison de nos particularismes ».  

                                   Père Paco Esplugues                                                 

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