Dimanche 28 decembre 2010

  

« La Virgen sueña caminos : La Vierge rêve des chemins » 

« Vous qui rêvez et qui attendez la Bonne Nouvelle, ouvrez les portes à l’Enfant qui est très proche. Le Seigneur est très proche, il vient avec la paix… il nous apporte la Vérité » (Refrain)

Ce chant de Noël espagnol nous renvoie au cœur du temps de l’Avent. Pour un jour, au début de l’année liturgique, je redeviens espagnol. Chaque année quand commence l’Avent c’est ce chant de Noël qui, invariablement, me vient à l’esprit. Comme il n’est pas traduit je n’en ai jamais rien dit. Mais cette année je me décide ! C’ est un programme que je trouve très actuel. Il rejoint le cœur de ce temps.

L’avent est un temps pour traverser des frontières. «Dans la ville de Bethléem vient une étoile, elle viendra avec tout homme qui voudra traverser des frontières» (3)

C’est en traversant des frontières que l’on découvre l’étoile qui conduit à Bethléem. Ceux qui sont attachés aux « apparences rassurantes » ne découvrent que de petits lumignons. Il y en a déjà partout, de la place de l’Horloge, à la rue de la République. Mais ceux qui savent qu’ils n’ont pas de cité permanente découvrent l’étoile, qui les mène à découvrir dans la simplicité de la crèche, et dans la non moindre simplicité de l’eucharistie, le Dieu qui se fait « pain pour la route ».

En fait, comme dit le chant, c’est le Messie qui est à nos portes en train d’appeler. Il cherche à faire demeure dans nos vies : « Dans la ville de Bethléem il appelle aux portes, il  demande dans les maisons et il n’a pas de réponse » (2). L’attente de l’Avent n’est pas la pseudo tendresse d’un souvenir. Elle est l’éveil du désir, parfois émoussé par les déceptions. Parce que nous sommes aimés avec folie par un Amour infini, ce désir peut s’éveiller en nous ; empêchons-nous de nous lamenter des petites misères de notre vie et de nous recroqueviller de peur dans nos remparts !

Pour cela la grande accompagnatrice de l’Avent est Marie. Son attente à elle est l’école de nos attentes. La sienne est déjà celle de toute femme « enceinte » qui rêve de ce que sera son enfant, espérance pleine de joie et de désir. Mais aussi celle de la femme qui portait en elle toute l’espérance d’Israël. Elle est école pour nous, parce qu’elle ne faisait pas de différence entre son espoir de l’enfant, et l’espérance de la guérison de l’humanité. Avec elle nous sommes invités à rejoindre ces deux espérances que nous vivons parfois séparées, celle de nos cœurs vivifiés par la rencontre eucharistique et celle de notre monde qui, chose à peine croyable, peut être guéri par la force d’une petite hostie…

N’est ce pas la façon d’agir de Dieu à laquelle Marie veut nous initier ? « La Vierge rêve des chemins, elle est en attente, la Vierge sait que l’Enfant est très proche. De Nazareth à Bethléem il y a un sentier par lequel vont ceux qui croient aux promesses » (1). Bon démarrage de l’Avent !!!

 

P. Paco Esplugues

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