Dimanche 7 février 2010

« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères »

Source: Bulletin St Agricol-St Louis n. 20

Les paroles de l’Ecriture sont très claires. Le vêtement des chrétiens est l’amour réciproque, celui des jeunes et des plus âgés, celui des hommes et des femmes, celui des familles, des adultes ou des enfants, celui des prêtres ou des laïcs, celui que tous peuvent revêtir pour témoigner sans cesse et toujours du Celui auquel ils croient, Celui qu’ils désirent aimer. L’unité qui naît de notre amour réciproque reflète et « rend visible » ce Dieu qui nous a été révélé comme étant l’Amour.

Saint Augustin nous dira que « la plénitude de cet amour dont nous devons nous chérir mutuellement, le Seigneur l’a définie lorsqu’il a dit: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » ». Il en découle ce que le même évangéliste saint Jean dit dans sa lettre: «De même que le Christ a donné sa vie pour nous, de même devons-nous donner notre vie pour nos frères» (1Jn 3, 16). Oui, nous devons nous aimer mutuellement comme il nous a aimés, lui qui a donné sa vie pour nous. Et saint Augustin continue: « C’est bien ce qu’on lit dans les Proverbes: « Si tu t’assieds à la table d’un grand, regarde bien les mets qui te sont servis, et prépare-toi à l’action, car tu sais que tu dois lui en offrir autant ». Quelle est cette table d’un grand, sinon celle où l’on consomme le corps et le sang de celui qui a donné sa vie pour nous? Qu’est-ce que s’y asseoir, sinon y prendre place humblement? Qu’est-ce que bien regarder les mets qui te sont servis, sinon prendre conscience d’une si grande grâce? Qu’est-ce que te préparer à l’action parce que tu dois lui en offrir autant, sinon ce que j’ai déjà dit: que nous devons donner notre vie pour nos frères comme le Christ a donné sa vie pour nous? ».

Cette manière de vivre constitue aujourd’hui plus que jamais le chemin pour annoncer l’Évangile. Notre société, saturée par trop de paroles, cherche des témoins plutôt que des maîtres, des exemples plutôt que des discours, elle ne veut rien savoir de jolies théories. Elle adhère plus aisément si elle voit un Évangile devenu vie, capable de créer des relations nouvelles, empreintes d’amour et de fraternité. C’est vrai que notre amour est encore imparfait, mais c’est vrai aussi qu’il ne se déploiera jamais si nous ne le laissons pas jaillir en nous. « La crainte n’est pas dans l’amour » (1 Jn 4, 18). Il vaut mieux aimer avec notre pauvre amour que rester fermés sur nous-mêmes. De fait, il ne peut véritablement être guéri et s’épanouir qu’en acte !!

Isabel Velasco Zamarreño

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