Dimanche 15-11-2009

« La thérapie divine »

Source: Bulletin St Agricol-St Louis n.9

A la fin de l’année liturgique la parole de Dieu nous renvoie aux images apocalyptiques de la fin des temps. L’actualité de ces images ne nous échappe point. Quelque chose d’apocalyptique touche la mentalité dominante actuelle. Il y a une conscience qui se répand dans les medias et dans les propos que l’on s’échange habituellement qui manifeste que quelque chose ne va pas dans notre société, il y a un pessimisme d’ambiance mais nous ne savons pas toujours l’expliciter avec clarté. La globalisation ne semble pas finir dans un paradis mais dans quelque chose d’incertain qui laisse pressentir des choses beaucoup plus catastrophiques (Cf. Revue Esprit, 2009).

Les médias ne parlent que de crise et de catastrophes. Et à force d’entendre et de voir tout cela, le cœur reste submergé, sans ancrages, en se demandant bien, où l’on va finir. Cette perception sociale touche aussi les mentalités ecclésiastiques. Ce climat collectif est bel et bien nourrit. La logique commerciale s’impose et le brouillard s’étend dans notre « conscient » et dans notre «inconscient». Les réflexes nous projettent vers des recherches de «protection  et d’assurance» face au mal que l’on pressent, et nous ramènent facilement  à penser que le  «passé était toujours meilleur» ; ou bien, d’autres réflexes font naître une réaction qui pointe vers une « fuite en avant », en accélérant dans une course « au progrès » assez irresponsable…

La différence, néanmoins,  entre la façon dont l’évangile parle de «l’apocalypse now», et le climat dans lequel nous sommes submergés, peut être un fort motif de réflexion ce weekend. En fait, si l’évangile en parle c’est justement pour nous placer dans la façon « libératrice » de la Sagesse de Dieu. Son importance en ce moment est plus qu’évidente. Et  la lecture sereine et approfondie de la « parole de Dieu » ces temps-ci peut être une bouffée d’oxygène beaucoup plus intense de ce que l’on peut penser !  «Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte».

La parole vient guérir les réflexes de la peur pour nous introduire non dans la pragmatique de l’autruche, mais dans le vrai fondement de notre vie. Le Christ est proche, jusqu’à tout transformer en amour (offrande de soi) ; Il est à la porte, dans un respect énorme de notre liberté, pour nous donner la vraie dimension de la vie, la vraie sagesse. La mort est là, mais elle est transformée par la foi en lieu de passage, de rencontre amoureuse. Le présent, même s’il y a des motifs d’angoisse, est traversé, accompagné et porté par Celui qui, se rend plus évident lorsque tout semble s’enfoncer. Guéris par cette «thérapie divine» restons lucides face au présent, social et ecclésial, pour mettre « la main à la charrue » avec créativité toujours renouvelée !!!  

P. Paco ESPLUGUES

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