Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres ! (Ga 5, 1)

 

Une pornographie fatale:

une consommation criminelle

Par le P. Daniel-Ange

 http://www.zenit.org/article-4143?l=french

 

CITE DU VATICAN

Pornographie : théorie ! Pédotrafic : pratique ! Une névrose obsessionnelle aigue : la pornosphère ! On a l’impression d’un phénomène collectif de névrose obsessionnelle aiguë. Comme si toute l’existence, tout le bonheur, toutes les raisons de vivre se réduisaient exclusivement à l’orgasme. On en est obnubilé (même de pauvres personnes âgées seront interviewées à la télé sur les détails de… leurs pratiques sexuelles !)

On se capsule dans une véritable pornosphère. Dont il est quasi impossible de s’évader, sans une force d’âme, une maîtrise de soi absolument exceptionnelle. L’esprit en est obstrué, obnubilé !

Elle va de pair avec une vraie castophobie [phobie de la chasteté]. Elle-même aspect de l’omniprésente biophobie : cette panique délirante devant la vie à naître. Tout est imaginé, calculé, fabriqué pour — à tout prix — éviter même le risque de concevoir. Jusqu’à friser le ridicule . Finalement le plus sûr : la stérilisation, et masculine, et féminine ! Et si par malheur on rate son coup, alors ne reste qu’à l’éliminer le plus expéditivement possible, sinon… à la sortie du sein . De toutes façons, cet enfant ne compte pour rien !

Cette horreur de la vie crée un vide tel, qu’il n’y a plus que l’orgasme partout et sans cesse, capable de tromper l’irrépressible besoin de vivre. Et l’on s’étonne que les jeunes soient secoués de spasmes ! Seul ersatz proposé à l’espérance qu’est toute vie nouvelle : la jouissance charnelle acharnée ! Et l’on s’étonne que des jeunes se flinguent, dégoûtés qu’ils sont d’une vie à ce point refoulée, d’un amour à ce point prostitué !

Et tout cela se fait imperceptiblement. Tels des miasmes respirés sans qu’on en soit conscients. Tels des messages subliminaux engrammés dans l’inconscient. En douceur, mine de rien : c’est l’intoxication par insinuation, la perversion par infiltration… Par ailleurs, le porno enferme dans une sexualité fantasmée, coupée de la réalité. Dans un univers masturbatoire qui pervertit du dedans la relation humaine. Voir son conjoint et même à la limite ses enfants comme des personnes devient impossible : ils deviennent chair plus ou moins fraîche à consommer.

Même dans les couples, on aboutit à une sorte de “prostitution conjugale”, où le sexe n’est plus qu’un instrument de domination et d’exploitation. Plus rien à voir avec l’amour ! La sexualité passe de l’expression à la consommation. Que d’époux intoxiqués par cette drogue de l’imaginaire, avouent projeter sur leur épouse et même leurs enfants les fantasmes dont ils sont saturés ! On parlera de «désagrégation quasi schizoïde» de la sexualité. Des toxines en vente libre…

La pornographie semble anodine, si ce n’est divertissante. Mais visqueuse et vicieuse sœur de la violence, elle engendre des esclaves. Agressive, elle attaque ce qu’il y a de plus fragile en nous, rejoint mille complicités secrètes, réveille les pulsions, infecte l’imagination, pollue la mémoire, excite le corps, trouble le regard, souille le cœur, paralyse l’esprit. Ses images deviennent tatouages : elles s’impriment au fer rouge. Ces brûlures, qui en guérit ? Drogue de l’imaginaire, elle enchaîne tout autant. Preuve : son succès. Elle crée une dépendance : du soft au hard, on ne résiste plus. Peu à peu, elle tue le système de défense immunitaire. On ne réagit même plus à ses virus. On est phagocité …

 

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