Edito – Février 2018

Chers amis,
Le temps de Carême vient de commencer. C’est un temps de grâce, où nous consacrons plus de temps au Seigneur, qui nous mène au désert pour nous parler au cœur et nous préparer ainsi au mystère de sa Pâque.
Nous sommes invités à méditez, priez, jeûner et partager avec nos frères, les plus fragiles. Pour ce faire la paroisse ouvre ses portes plus encore avec des initiatives priantes.
Vivons notre Carême dans la ville avec intensité sans perdre de vue l’essentiel.
Bon Carême à tous, et à très bientôt !

Télécharger la Feuille-Info ICI : 201802

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« Le Carême approche »

« Comment vivre ce Carême à la hauteur de ce que notre époque tourmentée mérite? »

Pour répondre à cette question l’ouvrage de Thomas More « De Tristitia Christii » vaudrait la peine d’être lu. Il s’agit de ses méditations sur les textes de la passion de Jésus quand il était lui- même prisonnier avant d’être décapité à la Tour de Londres. Le manuscrit original se trouve à Valencia dans la bibliothèque du collège du Patriarche, où son ami Louis Vives l’avait conservé avec d’autres de ses écrits. Ils participaient tous les deux au mouvement de la Renaissance et étaient tous les deux amis d’Érasme de Rotterdam. Creuser dans les écrits d’un si grand humaniste ne peut que nous faire du bien dans ces temps de pessimisme social et de recherche d’une vie cool.

Vivre le Carême dans une démarche juste passe par le dépassement des conversions superficielles et par l’entrée dans un profond renouvellement bénéfique et salutaire. Il s’agit de saisir l’opportunité de puiser dans les sources de l’optimisme (espérance) de Dieu (Kairos). Bien que le livre soit fait de douleur partagée avec le Christ, on sent dès les premières lignes que la victoire sur le péché donnait à Thomas un souffle de vie qui devrait nous emporter totalement.

Le background des réactions de Thomas, vrai modèle pour les laïcs, peut être le fil conducteur de ce carême. Je reconnais en lui des lignes qui me paraissent des plus pertinentes pour notre temps : Comment la merveille de la victoire du Christ peut- elle toucher avec réalisme nos vies quotidiennes. Cela est le vrai sens de la conversion (metanoia).

Père de famille et magistrat, philosophe préoccupé par le développement de l’homme de son temps et d’une société plus saine, politique et chrétien convaincu il a dû risquer sa vie, car l’option « logique, » que même les membres les plus éminents de l’église anglaise avaient adoptée, signifiait pour lui la trahison de sa foi et de sa conscience. Aujourd’hui, il est essentiel pour les hommes d’avoir des raisons de vivre et de mourir. Par rapport au remariage d’Henry VIII contre la vision sacramentelle du mariage, par rapport aux arrangements d’une église modernisée même en ses chefs, le Christ pesait infiniment plus pour lui. Devant la vie éternelle comprise comme la vraie vie, lui qui aimait tant sa fille Margaret, alors qu’elle contestait et le suppliait de renoncer à ses options, il sut l’amener à mettre sa confiance en Dieu. Quel poids à pour nous la confiance en Dieu dans la complexité de nos vies ?

Dans ce livre il y a les reflets de la plénitude que la foi apporte à l’homme. On voit bien que ce n’est pas un fanatique, (notre société à tendance à confondre convictions et fanatisme tant la médiocrité est à la une) mais sa foi pascale dégage une qualité de relations d’une humanité impressionnante. Ce sont ces relations qui peuvent guérir notre monde. À la préoccupation humaniste de l’enseignement pour tous s’ajoutait une claire vision de la possible transformation de la société par un christianisme vécu (Utopia).

En lui ces idéaux configuraient le concret. Veuf, remarié à une femme insupportable qui lui en voulait, il l’aima jusqu’au bout. Je suis toujours impressionné par la prière dans laquelle il disait que si sa mort pouvait servir à ce que lui et son ami Henry VIII, qui le fit décapiter, puissent se promener ensemble dans les allées du paradis, cela en valait la peine ! Ses relations humaines fondées dans la Pâque, voyaient dans l’autre, en tout autre, le Christ (cf Mt 25,40). Elles orientent notre chemin de conversion ! Combien faudrait-il dans notre société et notre église aux liens sociaux si déchirés, des relations de cette qualité ?

Acteur de l’histoire il n’était pas soumis à la lâcheté sociale ambiante. Les gens d’autres bords idéologiques ou d’autres convictions n’étaient pas ses ennemis. Il croyait à la capacité d’accueillir la vérité par toute personne, donc à la mission de l’annoncer ainsi qu’au dialogue qui permet d’avancer vers elle… Cette conviction le poussait à ne pas fuir le monde ou à se dérober face aux enjeux, mais il se savait coopérateur d’une construction plus grande portée par un Autre, par Celui qui est la Tête de l’humanité, Celui qui l’amène à son accomplissement.

Voici les lignes fortes qui peuvent nous orienter dans ce Carême 2018. En tout cas elles m’inspirent un chemin d’espérance et de travail !

Bonne route !

P. Paco Esplugues

 

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A propos de livres…

« Christologie du témoignage dans le concile Vatican II »

Francisco Esplugues Ferrero, Editions du Cerf 2015pacoeff_cerf

« La belle thèse du Père Francisco Esplugues Ferrero Christologie du témoignage dans le Concile Vatican II que j’ai le plaisir de préfacer constitue une contribution de premier ordre à la compréhension et à la réception du Concile qui n’en sont sans doute qu’à leurs débuts.

La plupart des interprétations proposées jusqu’ici étaient élaborées à partir de questions pour ainsi dire extérieures aux textes eux-mêmes. C’était par exemple le cas pour celles qui étaient commandées par l’alternative : continuité ou rupture. De telles problématiques ont eu pour effet de laisser dans l’ombre des aspects essentiels de l’enseignement conciliaire.

Le principe herméneutique qui inspire le présent travail tient en deux propositions : c’est des textes eux-mêmes que se dégagent les vérités à partir desquelles l’ensemble trouve sa vraie signification et son équilibre ; c’est ainsi d’une affirmation christologique majeure que procède l’unité de l’enseignement conciliaire. Nous avons là comme le présupposé et le moteur implicite de l’interprétation qui nous est proposée. Sans doute un tel principe n’est-il pas propre à l’auteur, mais il sera à l’avenir présent dans une majorité de travaux significatifs ».

Cardinal Cottier, de la préface.

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« On peut analyser un concile œcuménique comme une organisation animée par une mécanique politique. On peut le considérer comme une réunion de la hiérarchie catholique, destinée à trouver le meilleur (ou le moins mauvais) compromis entre des tendances théologiques, pastorales, culturelles, presque opposées. On peut l’aborder comme un recueil de textes de portée dogmatique, disciplinaire, pastorale. On peut le recevoir comme un point de départ, ou un point de rupture, ou encore un accident historique à oublier à tout prix.

Le père Francisco Esplugues Ferrero choisit de considérer Vatican II comme un acte théologique de l’Église catholique en quête de fidélité plus totale à son Seigneur et Époux. Homme d’expérience, missionnaire sous plusieurs latitudes, il est conscient de l’impact qu’une réception plus complète du Concile pourrait avoir sur l’engagement missionnaire de l’Église ; il veut contribuer pour sa part à cette œuvre de réception. Pour y parvenir, il entreprend une recherche fondée sur l’étude patiente et méticuleuse des textes dans leur histoire conciliaire.

Son étude met en lumière un fait indiscutable : de Sacrosanctum Concilium à Dignitatis Humanæ, le Concile lit l’Écriture Sainte dans le but unique de se laisser in-former et trans-former par le Christ, Témoin fidèle et véritable.

La richesse de Vatican II apparaît alors : il ouvre un espace merveilleusement adapté pour susciter, former et soutenir des témoins du Christ pour le monde d’aujourd’hui. Cet espace pourrait être pris en compte bien davantage pour l’organisation de la formation intellectuelle et humaine des candidats au Sacerdoce. Il offre enfin au zèle apostolique de quoi s’orienter, se ressourcer, se convertir peut-être, pour servir l’unique Témoin du Père, dans la force de l’Esprit Saint ».

Etienne Michelin, de l’avant-propos

Pour l’acheter on-line :

http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17398/christologie-du-temoignage

A propos de livres

« Traverser la nuit »

Auteur : Pierre Coulange
Ed. Parole et Silence, juin 2015
Coll. Sorgues du Studium de Notre-Dame de Vie
Dirigée par Etienne Michelin
Sans titre
La nuit est paradoxale. Qui n’a jamais eu peur de la nuit ? Ses ombres isolent, son silence isole, ses bruits inquiètent. Elle évoque la mort.

Qui n’a jamais désiré que le soir tombe, enfin après une journée écrasante ? La paix de la nuit, le repos de la nuit, le recueillement aussi, les rencontres même. La nuit prépare l’aurore.

Explorer les secrets de la nuit est une entreprise utile : nuit de la création, nuit du songe d’Abraham, nuit du combat de Jacob, nuit du passage de la mer rouge, nuit de Bethtléem, nuit de la réssurrection de Jésus.

Fréquenter la nuit mène à percevoir ce qui en fait la richesse et la grandeur : c’est de nuit que l’on s’approche de Dieu, qu’on avance et que se révèle ce que l’homme n’avait pas osé imaginer. La nuit cosmique devient langage de la rencontre mystique.

Lorsque saint Jean de la Croix évoque le nuit obscure, il la chante comme le passage de l’âme vers l’union à Dieu. La marche vers la Rencontre comporte des périodes d’obscurité, d’indigence, de délaissement, de privation, mais elle conduit à la lumière.

N’est-ce pas l’expérience de Marie, la mère de Jésus qui, à travers un chemin obscur, a entretenu en son coeur la vive flamme de l’espérance ?

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Site de la collection Sorgues : Sorgues_SNDV

Suggestion de lieu d’achat : Librairie Clément VI d’Avignon : 04.90.82.54.11 ou on-line sur le site de la Procure : Traverser la nuit

NEWS : Journey-Randonnée

blog 2

Chers amis,

L’Association Journey entame un nouveau projet: Journey-Randonnée. Vous pouvez désormais connaître cette initiative sur le nouveau blog (encore en construction): https://journeyrandonnee.wordpress.com/

Dans ce blog vous trouverez des photos, des témoignages, etc. des « aventures » déjà entreprises. Un cheminement de foi par la découverte de la nature et par l’écoute de la Parole de Dieu dans la joie de marcher ensemble, toujours en avant.

« Tout est question de toujours marcher en avant,

Se déplacer vers quelque chose de plus grand et de plus beau de ce que nous avons connu jusqu’à présent.

La vie est un pèlerinage, elle est faite de joies et de peines, de succès et d’échecs.

Elle est un défi et une découverte…

Un Journey ! Ensemble ».

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Contact: Daniela Weddle – 06.17.41.55.49, e-mail: daniela.weddle@gmail.com

A propos des livres…

« Enfin libre ! Sur les pas de Thérèse d’Avila »

Ed. Parole et Silence, mars 2015
Coll. Sorgues du Studium de Notre-Dame de Vie
 Dir: Etienne Michelin
Sans titre
Thérèse d’Avila (1515-1582) est située à la charnière de deux époques. Dans une Espagne soumise par les Maures puis libérée, tournée vers la conquête du nouveau Monde, dans une Eglise d’Occident déchirée par la Réforme, elle parcourt le chemin de la vie intérieure vers la « liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,21). Son oeuvre (fondations et écrits) transmet une expérience et une pensée organisée, qui traverse les siècles.
Contemplative incomparable, inlassablement active, elle est déclarée Docteur de l’Eglise en 1970 pour sa science de la prière silencieuse. 500 ans après sa naissance, en un temps aussi chaotique que le sien, son message est étonnamment actuel. Ce livre offre une triple opportunité. Il permet de découvrir le contexte de l’expérience thérésienne. Il invite à emprunter l’itinéraire vers la pleine liberté. Il fait percevoir enfin la force et la grandeur de l’Amour, qui veut des oeuvres, encore des oeuvres. Le chemin de la liberté véritable vers un grand amour est toujours ouvert. Sur ce chemin, nous sommes accompagnés.
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Site de la collection Sorgues : Sorgues_SNDV

Suggestion de lieu d’achat – Librairie Clément VI d’Avignon : 04.90.82.54.11. On-line sur le site de la Procure